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Dadido's life

On the road abroad

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Der letzte Monat | 09 avril 2008

 



Qu'est-ce que tu veux, j'aime être oisif, oisif
Dans ce monde où mieux vaut être productif
J'aime bien dé-glan même si c'est corrosif
Rien n'est absolu tout est relatif
(Anis - Oisif)

Moins d'un mois. C'est ce qu'il nous reste. À Nicolas et à moi. Les billets sont déjà achetés, nous revenons en Sarkozie le 2 mai au soir. Un peu le cafard, je dois vous avouer. Même si le stage n'est pas folichon, l'atmosphère générale dans laquelle j'évolue depuis septembre va me manquer. Cette atmosphère, ce n'est pas seulement la fête, l'alcool et la folie qui accompagne le tout, c'est aussi une certaine proximité, un partage permanent de notre expérience, une vie à plusieurs en quelque sorte. Communiquer en permanence avec des Allemands, des Lituaniens, des Espagnols, des Polonais, des Italiens, des Hongrois et Brésiliens, des Français également ; cuisiner des crêpes chez une, déguster un repas de fête chez une autre ; taper le ballon ensemble jusqu'à ce que les jambes lâchent ; être réveillé à cinq heures du mat' par les cris du convoi festif qui passe devant ma fenêtre – pourtant au huitième étage. J'ai envie de la vivre encore, cette vie-là. Pas franchement envie de revenir à cette pseudo-solitude de la banlieue parisienne trop tranquille. Pas du tout envie de quitter cette Leipzig vivifiante au moment où la température ambiante se réchauffe, même si la neige qui est tombée aujourd'hui lundi semble me démentir.

Mais bon, il faut savoir rentrer... Comme m'a dit Maman au tél, je vais pas faire la fête toute ma vie. Quoique... Pourquoi pas ? Sans rire, je suis à un tournant de mon existence, sans doute la fin des études, l'entrée dans la vie active, etc. Ce n'est pas pour me déplaire, j'en ai un peu ras-le-bol des études, des devoirs à rendre (que je rends en retard le plus souvent), des notes et du fait d'être passif vis-à-vis des profs, etc. J'ai envie de faire quelque chose d'utile, de me sentir actif et de travailler pour un rendu tangible, avec des objectifs définis et pas comme ce pseudo-mémoire de fin de licence, qui ressemble peu ou pas à un travail sérieux. En même temps je ne m'en plains pas, cela me permettra au moins de rendre quelque chose d'aussi bidon que le travail demandé. Des mails ont tourné avec la classe ces derniers jours, et ce qui en ressort, c'est que tout le monde est un peu paumé, les profs répondent quand ils le veulent, les infos données ou non se contredisent, c'est un peu le fourbi, à croire que rien n'a changé à l'IUT, malgré le changement de direction, le licenciement (abusif ?) de Mme Griboul (ex-responsable de la filière Méli), etc. On y est habitués, on n'aurait préféré ne pas avoir à l'être.


Donc bientôt le retour au septième étage du bâtiment Blériot de l'avenue de Versailles, dans le 16e arrondissement de Paris, avec ses murs décrépits et ses couleurs bordeaux sombres, sa femme de ménage peu loquace, ses ascenseurs qui ne fonctionnent jamais, ses incompréhensions permanentes entre profs et élèves, son Crous et sa salle VIP, ses salles informatiques suffocantes et les profs lanceurs de stylos ou tampons effaceurs... L'IUT Paris 5, quoi !

Youpi ! :'(

 

Publié par Dad-ido à 20:20:13 dans Dadido's life | Commentaires (0) |

Down in the ground : Alles in Ordnung | 10 mars 2008

 
 
I'm hitting the ground
It's hurting me, hurting me
It's hurting my love
I'm burning my love
I'm burning alive, burning alive
Down on the ground
(Air - Napalm Love)


Que de choses à raconter depuis une semaine... Le retour d'Arnaud et la fiesta qui s'ensuivit, la première semaine de stage, le "Retour du Roi" version Nicolas et ses clés - mais je vous le raconterai une autre fois peut-être - alors commençons par le plus récent, et dirons-nous, le plus choquant. Car il s'agit bel et bien d'un choc. Et si vous comprenez un peu l'anglais, et que vous n'êtes pas à ce point stupide que vous ne puissiez faire le lien entre les deux photos du dessus, vous comprendrez alors aisément que je puisse avoir un peu mal... à la tête surtout. Bon, je ne vous fais pas languir davantage, j'ai eu ce que les allemands appellent un Unfall, à savoir un "accident". Un bilan qui tient sur quatre mots : cinq points de suture. Et une coupe à la Zidane... Fallait bien qu'ils puissent voir ce qu'ils allaient charcuter, à l'hosto ! Mais revenons un peu en arrière, voulez-vous ? Ne m'étant pas encore tout à fait bien remis de la grosse bringue du samedi soir (si si, le retour d'Arnaud, souvenez-vous !), je dois dire qu'en ce lundi de deuxième semaine de stage, je n'étais pas au mieux de ma forme. Une inefficacité flagrante au boulot... Le collègue Félix me fait terminer plus tôt que prévu, je quitte la DZB à 15h30, toujours un peu endormi.

C'est une de raisons qui expliquent que 4 minutes plus tard, selon la police, mon côté gauche a fait la rencontre plutôt malvenue avec un corps étranger, appelé dans ce bas-monde de Teutons Strassenbahn, le "tram" dans l'hexagone. Le truc, c'est que je n'ai pas fait ce qu'on apprend depuis tout gamin, à savoir regarder à gauche, à droite, à gauche. J'aurais sûrement dû. Et pour arranger les choses, j'écoutais de la musique, seulement de l'oreille gauche. Ce qui fait que je n'ai pas pris conscience la moindre seconde du tram arrivant en gare. J'ai tout de même entendu les alarmes sonner, avant de me rendre compte que l'avant du tram me percutait l'épaule gauche, me faisant valdinguer un peu plus loin... Beaucoup plus de peur que de mal. Quelques égratignures sur la main gauche, et la tête qui percute le sol, déclenchant une hémorragie de quelques minutes. Heureusement, le conducteur a immédiatement appelé une ambulance, et plusieurs personnes se sont précipitées pour me donner de quoi empêcher le sang de trop s'écouler.

Down on the ground, chantait le duo aérien dans mon oreille gauche, toujours, quelques heures plus tard à l'hôpital (bah oui, ils m'ont fait patienter quand même). Vérifications, radios, questions sur ma douleur : Nichts. Rien du tout. Tout va bien, à part la douleur à la tête qu'il a fallu soigner. C'est pas franchement beau à voir, j'ai dû me photographier l'arrière du crâne pour voir à quoi ça ressemblait... Ah, bien content de pouvoir enfin l'exprimer en français. J'ai essayé plutôt bien que mal de l'exprimer en allemand, mais je ne savais pas comment dire "percuter". N'empêche, je n'aurais pas perdu mon temps, à l'hôpital. J'ai révisé un peu de vocabulaire, Röntgenbild (Radio), et en ai appris de nouveau. Je sais dire "Je me suis fait renverser par un tram" maintenant, et j'ai aussi appris les mots Stich (piqûre), befeucht (synonyme de nass, mouillé), Kinn (le menton) et bien d'autres.

Une expérience de plus. J'y perds un peu de sang, de cheveux, mais j'y gagne en vocabulaire, en capital sympathie (ou pitié, c'est selon), et surtout en douleur. Jusqu'à maintenant ça va, l'anesthésie doit encore faire un peu d'effet, mais je risque de gémir dans la nuit. Il y a aussi des risques de complication, mais je n'y crois pas vraiment. Rendez-vous dans deux jours à l'hôpital, la police doit aussi me voir pour un compte-rendu, mais dans l'ensemble : ich bin glücklich. Je suis chanceux. Ça aurait pu être beaucoup pire. Je cherchais une image tout à l'heure, où on aurait vu un tram renverser quelqu'un... Je suis tombé sur un jeune allemand de vingt ans, mort renversé par un tram. Je m'en sors bien. Et qui plus est, j'ai deux jours d'arrêt maladie !

Publié par Dad-ido à 19:45:40 dans Body's care | Commentaires (1) |

Entraînement | 26 février 2008

Les sportifs, le temps qu'ils passent à courir,
ils le passent pas à se demander pourquoi
ils courent. Alors, après on s'étonne qu'ils
soient aussi cons à l'arrivée qu'au départ !
Coluche

Et ben, de l'eau aura coulé sous les ponts, depuis le dernier message. Mais j'ai enfin retrouvé le sens de la parole. A croire qu'il aurait fallu que je perde mes cheveux pour retrouver la langue (en poussant un peu, je pourrais dire que j'avais un cheveu sur la langue... bon, je me calme, ne gâchons-pas ce retour avec un humour foireux). Faut dire que j'avais bien besoin d'un rafraîchissement de coupe ! Et c'est pas ma mère qui me dira le contraire. Bref, par où commencer ? Peut-être par les études ?

Je dois dire que le sérieux n'est pas un mot qui pourrait caractériser les derniers mois au niveau des études. Tout d'abord, parce que, et je dois l'avouer, je n'ai pas été très souvent en cours. J'ai perdu la motivation, et avec le rythme de vie erasmus, je préférais dormir le matin que d'aller en cours. La honte sur moi ! Enfin, je regrette un peu, mais je me disais que d'y aller ou pas, ça ne changeait pas énormément. La difficulté de la langue universitaire complique grandement la compréhension des cours. Même si désormais, je peux dire que je me débrouille plutôt bien, que l'allemand est devenu flüssig, même si encore ponctué d'erreurs, mais que j'arrive à comprendre beaucoup. Mais pas encore le langage professoral. Ou uniquement en partie. J'ai manqué beaucoup de cours, donc, mais quand même, j'y allais parfois. Notamment en cours de Littérature et Littérature enfantine, le seul qui m'intéressait vraiment, où j'ai pu découvrir des auteurs allemands, apprendre beaucoup de l'histoire de la littérature allemande. Pour les autres cours, j'avais moins d'intérêt, donc moins d'envie... Mais quand je dis que le fait de ne pas y aller ne changeait pas grand chose, je me fourvoie quand même. J'en ai conscience. Outre le fait d'apprendre, même si peu, on peut toujours essayer de s'intégrer davantage avec les élèves allemands.

Je prends pour exemple la fois où, au cours de Littérature, je suis arrivé en avance dans le but de parler un peu avec les camarades. Je dois dire que d'ordinaire, j'arrivais un peu avant le cours (souvent juste), et je ne cherchais pas à communiquer avec les élèves. Enfin, j'attendais un signe d'encouragement de leur part. Le problème, et on en est convenus en parlant entre étudiants étrangers, c'est que si tu ne fais pas le premier pas, personne ne viendra te parler. Peut-être est-ce la froideur des Allemands, mais je sais qu'en France, on chercherait plus à discuter avec le "nouveau", "l'étranger"... Ici, c'est différent. Il y a certes une curiosité, mais on dirait qu'ils n'ont pas envie de l'assouvir. Donc c'était à moi d'aller engager la discussion. Je ne me souviens plus comment, toujours est-il que j'ai réussi à échanger quelques mots, et heureuse surprise, à la fin du cours, ils m'ont invité à faire le marché de Noël avec eux. (Et oui, j'ai mis du temps avant d'essayer de discuter avec l'une de mes classes, presque trois mois). Donc, oui, j'ai merdé. J'aurais dû aller plus souvent en cours, pour multiplier les rencontres avec les "autochtones". Des rencontres, il y en a eu sinon, mais pas forcément avec des Allemands. D'autres étudiants étrangers, d'autres Français, etc.

Mais la période HTWK - l'IUT, en quelque sorte - est terminée (ou presque), et je commence mon stage en bibliothèque lundi prochain. Die Deutsche Zentralbücherei für Blinde, plus précisément. La bibliothèque pour non-voyants, donc. Mais pas uniquement. Pour malentendants également, à ce que j'en ai compris. J'avais aujourd'hui rendez-vous avec deux bibliothécaires qui y travaillent, et ils m'ont expliqué ce que je pourrai y faire. Ils ont lu sur mon CV que je trouvais un intérêt dans la musique. J'aurai donc différentes tâches à effectuer, même si c'est encore un peu flou. Herr Leopold m'a montré un travail de transcription de partition de musique à partir de l'écriture pour voyants au braille. Difficile donc, pour moi qui ne connaît, ni très bien le solfège, ni le braille. Mais ça devrait être faisable. En tout cas, ça semble très intéressant. Ils m'ont également parlé d'un travail de traduction de certaines brochures, pour le Français donc. L'ambiance y semble très bonne également. Herr Klemm, qui m'a accueilli, a la réputation d'être un déconneur. Je me réjouis déjà ! Comme disait un Autrichien du nom de Hans : "ou verra" (comprendre "on verra"). Il me traîtait aussi de "péti filou", expression qui est restée, mais là je dérive.

Enfin, ça fait une transition, car vous n'aurez pas omis de remarquer le titre de l'article, la citation ainsi que la photo qui l'accompagne. C'est qu'on dirait pas d'après la photo, mais on s'est remis au sport, Nico, Arnaud et moi. Les trois compañeros, comme on s'appelle. Faut dire qu'on a pas mal fréquenté d'Espagnols ces derniers temps... Faut dire que le premier cité sort avec Cristina Madrid, une jolie demoiselle du pays du soleil et de la siesta, qui rime aussi, et personne ne me dira le contraire (surtout pas Nicolas), avec fiesta. On a donc prévu de courir le dix kilomètres de Leipzig, jour du marathon, mais 42,195 km, ça faisait un peu trop pour nous. Quoique, Arnaud et Olivier, eux, courront le semi-marathon. Alors je me suis remis à l'entraînement, le plus souvent, j'y ai été avec Arnaud, qui court à peu près au même rythme que moi. Avec environ trois séances par semaine, parfois suivie d'une séance d'abdos, mon corps retrouve doucement sa forme. L'objectif majeur était de perdre mon ptit bidon de bière. En l'espace d'un mois et demi d'endurance régulière, objectif atteint ! Prochaine étape, les tablettes de chocolat ! Pour l'instant, j'en mange plus que je ne peux en tâter sur le corps. Mais ça viendra !

Allez, je vous laisse, et j'essaie d'écrire plus souvent, désormais. Promis !

Publié par Dad-ido à 20:41:00 dans Body's care | Commentaires (0) |

Après-midi musique | 02 décembre 2007

Hier après-midi, après avoir fait un peu de zik avec Stephan, dont notamment la chanson
"On the road again" de Bernard Lavilliers, j'ai fait ce petit montage avec windows movie maker.

Vous pouvez le trouver sur youtube ici.

Publié par Dad-ido à 12:55:50 dans Dadido's life | Commentaires (1) |

Le pigeon | 18 novembre 2007


Si vous êtes à une table de poker et que vous n'arrivez
pas à savoir lequel de vos adversaires va être le
pigeon de la soirée, c'est qu'il y a de
bonnes chances que ce soit vous.
Paul Newman

Avez-vous déjà entendu parler du jeu du pigeon ? C'est devenu une institution pour mes voisins du dessous, à savoir : Jules et David. "Quel genre de jeu cela peut-il bien être ?", vous demandez-vous. En quelques mots : deux dés et beaucoup d'alcool. Le principe est de faire boire les autres joueurs en évitant de trop boire soi-même. Le but du jeu ? En gros, que tout le monde soit besoffen (bourré) à la fin de la soirée. Il existe différentes règles en fonction du score que l'on obtient des dés. Le meilleur score ? Un double six, c'est pas mal : ça permet de donner six gorgées à boire à une ou plusieurs personnes. Le pire ? Un un et un deux : on devient pigeon. Le pigeon doit porter un caleçon (propre ou sale, ça dépend) sur la tête, on remercie le fournisseur Jules, et à chaque trois qui sort, doit boire une gorgée. Le reste se passe de commentaires, mais je peux vous montrer les têtes que ça donne :

Publié par Dad-ido à 19:36:19 dans Dadido's life | Commentaires (1) |

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